Soldes d’été : des clients au rendez-vous, mais moins dépensiers

Le Centre régional d’observation du commerce, de l’industrie et des services (Crocis) de la Chambre de Commerce de Paris, publie mercredi 23 juillet une étude sur les soldes d’été 2008. La période de soldes, qui a débuté le 25 juin, déçoit les commerçants. Réalisée auprès de 300 commerçants parisiens, l’enquête révèle que 57% d’entre eux ont un chiffre d’affaires égal ou supérieur à celui des soldes d’été 2007. Ces ventes ne suffisent pas pour rattraper un début d’année morose.

Selon l’étude, « les soldes d’été ont joué leur rôle une fois de plus », parce qu’ils ont permis « un destockage massif et une augmentation du chiffre d’affaires des commerçants par rapport à une période normale ». Cependant, d’après les commerçants interrogés, « les soldes n’ont pas permis de rattraper une saison printemps-été médiocre, marquée par une météo peu favorable et un resserrement des dépenses de consommation ».

Cette période de soldes a été marquée par des stocks très importants. Plus de 60% des commerçants parisiens estiment que l’activité de leur magasin avait été peu ou pas satisfaisante en ce début d’année, et la plupart ont appliqué rapidement des pourcentages de remise importants, dès les premiers jours, afin d’écouler des stocks importants. Dès la première démarque, plus de 40% des commerçants ont baissé leurs prix « jusqu’à  60% ».

Or, « les clients sont de plus en plus attentifs à  leurs dépenses et les démarques très importantes consenties dès les premiers jours des soldes ont réduit les marges attendues par les commerçants », indique le Crocis dans son communiqué. Il faut ajouter à cela une météo peu favorable à la vente de vêtements d’été, et donc une mise en rayon très rapide de la nouvelle collection automne-hiver.

Ce constat explique que 51% des commerçants se déclarent « peu ou pas satisfaits des résultats des soldes d’été ». Les commerçants du secteur de la chaussure sont les plus satisfaits, « la mode des bottines pour la saison printemps-été leur a ainsi été favorable », précise le Crocis.

De manière générale, comparativement à  un mois hors soldes, 85% des commerçants parisiens ont constaté une hausse de leur chiffre d’affaires, rarement supérieure à 20%. Les commerçants se disent concurrencés par les ventes sur Internet.

48% des commerçants interrogés disent redouter que « l’essor des ventes sur Internet ne menace leur activité pendant les soldes ». Si la Fevad annonce une hausse de 20% des commandes en ligne le premier jour des soldes, plus de la moitié des commerçants considèrent tout de même que le Web reste « marginal ».

De façon à fidéliser leur clientèle, 45% ont déclaré avoir organisé des ventes privées avant les soldes. Cette pratique est de plus en plus répandue dans le prêt-à -porter. Même s’ils sont déçus, 65% des commerçants restent attachés aux soldes, et 90% plébiscitent la réduction de leur durée à 5 semaines, à partir du 1er janvier 2009.

Cette étude confirme le premier bilan des soldes, publié par l’Institut français (IFM) de la mode le 17 juillet. Avec une hausse de 3 à 5% en moyenne des ventes de vêtements durant les deux premières semaines de soldes, par rapport à la même période en 2007, l’IFM faisait état de résultats « contrastés ». Les ventes d’articles masculins auraient enregistré les meilleurs chiffres.

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